Dans la solitude des champs de coton

Dans la solitude des champs de coton est une installation cinématographique adaptée du texte de Bernard-Marie Koltès. Cette œuvre interroge l’inertie et le mouvement, l’idéal et la réalité, la transgression et la norme. 18 personnes détenues et 9 personnes libres de Marseille s’approprient le dialogue entre Dealer et Client. Ils évoluent dans un même décor, celui d’une friche industrielle, dont une partie est reconstituée à l’intérieur de la prison, donnant dans l’œuvre finale l’illusion d’un même lieu. Pour ces interprètes, tous d’origines, de nationalités, de langues, d’âges et de milieux socio-professionnels différents, cette création devient à la fois la langue et le lieu commun, le point de rencontre et l’horizon.

La création est présentée en multidiffusion sur quatre écrans en carré. Les spectateurs sont placés au centre de cet ensemble, sur des fauteuils pivotants à 360°. Cette position entre dealers et clients leur permet de composer leur propre partition en jouant avec des sons et des images qui surgissent des écrans qui les entourent.

Biographies

Caroline Caccavale : Auteure, réalisatrice, productrice. Crée en 1987 avec Joseph Césarini un lieu permanent de formation et de création visuelles et sonores à la prison des Baumettes et en 1994 le laboratoire de recherche cinématographique Lieux Fictifs. Produit et réalise des films documentaires et des expériences cinématographiques depuis différents territoires.

Joseph Césarini : Il coréalise avec Jimmy Glasberg « 9m2 pour deux », expérience de cinéma menée avec un groupe de personnes détenues. Il en sortira une série (5x26 mn) pour Arte et un long métrage (93 mn) pour le cinéma, ainsi qu’une installation vidéo. Il poursuit parallèlement un travail cinématographique en Corse sur les paradoxes de l’insularité.

Jeanne Poitevin : Auteure, metteure en scène. Dirige depuis 1993 la Cie Alzhar, théâtre-laboratoire implanté à Marseille, qui développe une recherche dans l’art de l’acteur comme révélateur de l’Histoire portée par chacun. Mène cette recherche dans les théâtres, établissements scolaires, prisons, hôpitaux psychiatriques, foyers d’accueil.

Maxime Carasso : Comédien, auteur, metteur en scène, membre de la Cie Alzhar. Au sein de la compagnie, il a dirigé de nombreux ateliers avec différents publics de jeunes et d’adultes. Il est aussi comédien au cinéma, au théâtre, danseur et performeur. Il travaille sur le mouvement, la perception, la résonance corporelle et émotionnelle des mots.

Thierry THIEÛ NIANG : Le travail de Thierry Thieû Niang, danseur et chorégraphe se développe à partir d’une recherche sur le mouvement dansé autour d’une écriture instantanée, explorant les rapports entre individu et groupe, amateur et professionnel, récit et abstraction ou encore processus et création.

Jean-Marc Montera : Guitare, electronique, objet. Issu du rock, il utilise tout le registre des cordes amplifiées et acoustiques. cofondateur du GRIM (Groupe de Recherche et d’Improvisation Musicales). Depuis les années 70, il multiplie les rencontres et les contacts avec d’autres univers artistiques jusqu’à rendre de plus en plus floue la « barrière » entre les genres.