Spectacles


Spectacle d'ouverture de la Biennale

Spectacle d'ouverture de la Biennale

jeudi 03 nov. 2016 - 20h00 - Espace Bernard-Marie Koltès - Théâtre du Saulcy

Représentation de « Comme si le temps pressait »,  adaptation pour la scène de la correspondance de Bernard-Marie Koltès (Lettres, éditions de Minuit) par la Cie Astrov. Mise en espace et interprétation : Jean de Pange. Collaboration artistique : Pauline Collet et Claire Cahen.

A partir de Lettres* de Bernard Marie Koltès.  
Adaptation, mise en espace et interprétation : Jean de Pange
Collaboration artistique : Claire Cahen et Pauline Collet  
Lumière et vidéo : Jeanne Dreyer
(éditions de Minuit)


La correspondance de Bernard-Marie Koltès s’apparente à une biographie involontaire d’une force littéraire incontestable et d’une grande singularité.
Par delà le caractère épistolaire, Comme si le temps pressait compose un monologue en mouvement et à travers les âges de l'auteur. Un récit de vie de BM Koltès tout à la fois artificiel et complètement autobiographique.


La Nuit juste avant les forêts

La Nuit juste avant les forêts

vendredi 04 nov. 2016 - 20h00 - Opéra théâtre de Metz

Nouvelle production de l'Opéra-théâtre Metz Métropole de « La Nuit juste avant les forêts » de Bernard-Marie Koltès avec Hugo Becker.

Mise en scène et scénographie par Paul-Emile Fourny, Costumes : Dominique Louis, Lumières : Patrick Méeüs

Billeterie Opéra : Prix de 40 à 15€ (Jeunes de 11 à 25 ans : de 14 à 6 euros).

"La nuit juste avant les forêts"

« Ils nommèrent aussi la nuit elle même : la Nuit triste (…) En vertu de la règle selon laquelle il convient de donner un nom propre à ce qui a déjà un nom commun » Mais la sœur fantomatique, spectrale de la Nuit dans « Prologue » de Bernard-Marie Koltès ne pourrait-elle avoir le nom propre de « La Nuit juste avant les forêts » du dramaturge messin créée en 1977 en Avignon par Yves Ferry, première professionnelle du théâtre de Koltès ? L'un des textes contemporains les plus joués. Elle entrebaillera la porte de notre Biennale 2016 début novembre à l'Opéra-Théâtre de Metz-Métropole avec une excitante prise de rôle du comédien messin Hugo Becker dans la création du metteur en scène et directeur de l'Opéra-Théâtre de Metz-Métropole, Paul-Emile Fourny.

Quai Est a déjà donné ce texte emblématique de la « Nuit » lors de l'Intégrale anniversaire de 2009 dans les visions de Michel Didym et du créateur du rôle Yves Ferry. Alors pourquoi recreuser le même sillon ? Koltès ne confia-t-il pas en 1983 à Hervé Guibert dans Le Monde à propos de la pièce : « Tout en cherchant à garder un intérêt pour elle, et à l'entretenir, je m'en suis détaché, je la relis comme une pièce étrangère. Mais la voir jouée m'apporte un regain d'intérêt : je revois des choses que j'avais oubliées, un peu classée. Si je suis distant par rapport à la pièce, je ne le suis pas par rapport au spectacle. »

Notre démarche de la programmer à nouveau n'est pas autre mais amplifiée par l'intérêt de confier ce monologue apparu après trois ans de silence, de crainte de ne plus écrire, à un jeune comédien messin Hugo Becker qui a l âge de Koltès à la création de « La Nuit » en Avignon, une gueule à damner télevision et cinéma ou il vient de briller dans Baron Noir après avoir illuminé le Cours Florent et la Royal Academy of Dramatic Art de Londres, ce qui le rapproche un peu plus du traducteur convaincu de Shakespeare que fut Bernard -Marie Koltès.

Hugo Becker

Hugo Becker est un acteur, né à Metz, en 1986.

Formé au Conservatoire d'Art Dramatique de Lille, au Cours Florent et à la Royal Academy of Dramatic Art de Londres, Hugo a reçu le prix du Jeune Talent Cannes en 2010.

De 2010 à 2011, il est apparu dans des films tels que L'Assaut, La Proie et La Croisière. En parallèle et jusque 2012, Hugo Becker interprète Louis Grimaldi, Prince de Monaco, dans la quatrième et cinquième saisons américaine de Gossip Girl ; et sera présent dans plus de vingt épisodes, tournés entre Paris et New York.

En 2012, Hugo Becker est au casting de Jo avec Jean Reno; et joue aux cotés de Greta Gerwig et Adam Brody dans le long-métrage de Whit Stillman Damsels In Distress. Le film a clôturé le 68e Festival International du Film de Venise et a été sélectionné au Toronto International Film Festival.

En 2013, Hugo Becker joue aux côtés de Guy Pearce et Felicity Jones dans le film Drake Doremus, Like Crazy. Il est aussi le personnage principal de deux épisodes de la série BBC One, Silent Witness, dans lequel il incarne Isaac Dreyfus, une superstar du football, impliqué dans une affaire de terrorisme.

On le retrouve à la télévision en 2014 dans Chefs, aux côtés  de Clovis Cornillac, une nouvelle série initiée par France 2 sur l’univers de la cuisine. La série connait un grand succès, et il obtient le prix du Meilleur Espoir Masculin pour sa performance. La même année, il est aussi nominé meilleur espoir au festival Jean Carmet cette fois pour le film de Julien Paolini, L'Autostoppeur.

En 2015, Hugo Becker tient le rôle principal de la série Au Service De La France, diffusée sur Arte, une comédie de 12 épisodes sur les services secrets français dans les années 60. Il intègre à l’automne 2015 un des rôles principaux de la série espagnole Bajo Sospecha, série phare de la chaine Antena 3, où il joue en espagnol un policier infiltré aux côtés de Lluis Homar, Yon Gonzalez et Concha Velasco.

En 2016, Il joue dans Baron Noir, sur Canal Plus, aux côtés de Kad Merad et Niels Arestrup, et dans la saison 2 de la série Chefs.  Côté cinéma, il est le héros du film Le Dernier Voyage De L’Enigmatique Paul W.R réalisé par Romain Quirot.  

Derrière la caméra, Hugo Becker est un jeune scénariste et réalisateur passionné. Il a obtenu plusieurs prix pour ses court-métrages, F.A.N et On Verra Bien Si On Se Noie. Il a également réalisé le clip Homeless de Marina Kaye, ainsi que le spot national des pompiers volontaires.


La Nuit juste avant les forêts

La Nuit juste avant les forêts

samedi 05 nov. 2016 - 20h00 - Opéra théâtre de Metz

Nouvelle production de l'Opéra-théâtre Metz Métropole de « La Nuit juste avant les forêts » de Bernard-Marie Koltès avec Hugo Becker.

Mise en scène et scénographie par Paul-Emile Fourny, Costumes : Dominique Louis, Lumières : Patrick Méeüs

Billeterie Opéra : Prix de 40 à 15€ (Jeunes de 11 à 25 ans : de 14 à 6 euros).

"La Nuit juste avant les forêts"

« Ils nommèrent aussi la nuit elle même : la Nuit triste (…) En vertu de la règle selon laquelle il convient de donner un nom propre à ce qui a déjà un nom commun » Mais la sœur fantomatique, spectrale de la Nuit dans « Prologue » de Bernard-Marie Koltès ne pourrait-elle avoir le nom propre de « La Nuit juste avant les forêts » du dramaturge messin créée en 1977 en Avignon par Yves Ferry, première professionnelle du théâtre de Koltès ? L'un des textes contemporains les plus joués. Elle entrebaillera la porte de notre Biennale 2016 début novembre à l'Opéra-Théâtre de Metz-Métropole avec une excitante prise de rôle du comédien messin Hugo Becker dans la création du metteur en scène et directeur de l'Opéra-Théâtre de Metz-Métropole, Paul-Emile Fourny.

Quai Est a déjà donné ce texte emblématique de la « Nuit » lors de l'Intégrale anniversaire de 2009 dans les visions de Michel Didym et du créateur du rôle Yves Ferry. Alors pourquoi recreuser le même sillon ? Koltès ne confia-t-il pas en 1983 à Hervé Guibert dans Le Monde à propos de la pièce : « Tout en cherchant à garder un intérêt pour elle, et à l'entretenir, je m'en suis détaché, je la relis comme une pièce étrangère. Mais la voir jouée m'apporte un regain d'intérêt : je revois des choses que j'avais oubliées, un peu classée. Si je suis distant par rapport à la pièce, je ne le suis pas par rapport au spectacle. »

Notre démarche de la programmer à nouveau n'est pas autre mais amplifiée par l'intérêt de confier ce monologue apparu après trois ans de silence, de crainte de ne plus écrire, à un jeune comédien messin Hugo Becker qui a l âge de Koltès à la création de « La Nuit » en Avignon, une gueule à damner télevision et cinéma ou il vient de briller dans Baron Noir après avoir illuminé le Cours Florent et la Royal Academy of Dramatic Art de Londres, ce qui le rapproche un peu plus du traducteur convaincu de Shakespeare que fut Bernard -Marie Koltès.

Hugo Becker

Hugo Becker est un acteur, né à Metz, en 1986.

Formé au Conservatoire d'Art Dramatique de Lille, au Cours Florent et à la Royal Academy of Dramatic Art de Londres, Hugo a reçu le prix du Jeune Talent Cannes en 2010.

De 2010 à 2011, il est apparu dans des films tels que L'Assaut, La Proie et La Croisière. En parallèle et jusque 2012, Hugo Becker interprète Louis Grimaldi, Prince de Monaco, dans la quatrième et cinquième saisons américaine de Gossip Girl ; et sera présent dans plus de vingt épisodes, tournés entre Paris et New York.

En 2012, Hugo Becker est au casting de Jo avec Jean Reno; et joue aux cotés de Greta Gerwig et Adam Brody dans le long-métrage de Whit Stillman Damsels In Distress. Le film a clôturé le 68e Festival International du Film de Venise et a été sélectionné au Toronto International Film Festival.

En 2013, Hugo Becker joue aux côtés de Guy Pearce et Felicity Jones dans le film Drake Doremus, Like Crazy. Il est aussi le personnage principal de deux épisodes de la série BBC One, Silent Witness, dans lequel il incarne Isaac Dreyfus, une superstar du football, impliqué dans une affaire de terrorisme.

On le retrouve à la télévision en 2014 dans Chefs, aux côtés  de Clovis Cornillac, une nouvelle série initiée par France 2 sur l’univers de la cuisine. La série connait un grand succès, et il obtient le prix du Meilleur Espoir Masculin pour sa performance. La même année, il est aussi nominé meilleur espoir au festival Jean Carmet cette fois pour le film de Julien Paolini, L'Autostoppeur.

En 2015, Hugo Becker tient le rôle principal de la série Au Service De La France, diffusée sur Arte, une comédie de 12 épisodes sur les services secrets français dans les années 60. Il intègre à l’automne 2015 un des rôles principaux de la série espagnole Bajo Sospecha, série phare de la chaine Antena 3, où il joue en espagnol un policier infiltré aux côtés de Lluis Homar, Yon Gonzalez et Concha Velasco.

En 2016, Il joue dans Baron Noir, sur Canal Plus, aux côtés de Kad Merad et Niels Arestrup, et dans la saison 2 de la série Chefs.  Côté cinéma, il est le héros du film Le Dernier Voyage De L’Enigmatique Paul W.R réalisé par Romain Quirot.  

Derrière la caméra, Hugo Becker est un jeune scénariste et réalisateur passionné. Il a obtenu plusieurs prix pour ses court-métrages, F.A.N et On Verra Bien Si On Se Noie. Il a également réalisé le clip Homeless de Marina Kaye, ainsi que le spot national des pompiers volontaires.


La Nuit juste avant les forêts

La Nuit juste avant les forêts

dimanche 06 nov. 2016 - 15h00 - Opéra théâtre de Metz

Nouvelle production de l'Opéra-théâtre Metz Métropole de « La Nuit juste avant les forêts » de Bernard-Marie Koltès avec Hugo Becker.

Mise en scène et scénographie par Paul-Emile Fourny, Costumes : Dominique Louis, Lumières : Patrick Méeüs

Billeterie Opéra : Prix de 40 à 15€ (Jeunes de 11 à 25 ans : de 14 à 6 euros).

« Ils nommèrent aussi la nuit elle même : la Nuit triste (…) En vertu de la règle selon laquelle il convient de donner un nom propre à ce qui a déjà un nom commun » Mais la sœur fantomatique, spectrale de la Nuit dans « Prologue » de Bernard-Marie Koltès ne pourrait-elle avoir le nom propre de « La Nuit juste avant les forêts » du dramaturge messin créée en 1977 en Avignon par Yves Ferry, première professionnelle du théâtre de Koltès ? L'un des textes contemporains les plus joués. Elle entrebaillera la porte de notre Biennale 2016 début novembre à l'Opéra-Théâtre de Metz-Métropole avec une excitante prise de rôle du comédien messin Hugo Becker dans la création du metteur en scène et directeur de l'Opéra-Théâtre de Metz-Métropole, Paul-Emile Fourny.

Quai Est a déjà donné ce texte emblématique de la « Nuit » lors de l'Intégrale anniversaire de 2009 dans les visions de Michel Didym et du créateur du rôle Yves Ferry. Alors pourquoi recreuser le même sillon ? Koltès ne confia-t-il pas en 1983 à Hervé Guibert dans Le Monde à propos de la pièce : « Tout en cherchant à garder un intérêt pour elle, et à l'entretenir, je m'en suis détaché, je la relis comme une pièce étrangère. Mais la voir jouée m'apporte un regain d'intérêt : je revois des choses que j'avais oubliées, un peu classée. Si je suis distant par rapport à la pièce, je ne le suis pas par rapport au spectacle. »

Notre démarche de la programmer à nouveau n'est pas autre mais amplifiée par l'intérêt de confier ce monologue apparu après trois ans de silence, de crainte de ne plus écrire, à un jeune comédien messin Hugo Becker qui a l âge de Koltès à la création de « La Nuit » en Avignon, une gueule à damner télevision et cinéma ou il vient de briller dans Baron Noir après avoir illuminé le Cours Florent et la Royal Academy of Dramatic Art de Londres, ce qui le rapproche un peu plus du traducteur convaincu de Shakespeare que fut Bernard -Marie Koltès.

Hugo Becker

Hugo Becker est un acteur, né à Metz, en 1986.

Formé au Conservatoire d'Art Dramatique de Lille, au Cours Florent et à la Royal Academy of Dramatic Art de Londres, Hugo a reçu le prix du Jeune Talent Cannes en 2010.

De 2010 à 2011, il est apparu dans des films tels que L'Assaut, La Proie et La Croisière. En parallèle et jusque 2012, Hugo Becker interprète Louis Grimaldi, Prince de Monaco, dans la quatrième et cinquième saisons américaine de Gossip Girl ; et sera présent dans plus de vingt épisodes, tournés entre Paris et New York.

En 2012, Hugo Becker est au casting de Jo avec Jean Reno; et joue aux cotés de Greta Gerwig et Adam Brody dans le long-métrage de Whit Stillman Damsels In Distress. Le film a clôturé le 68e Festival International du Film de Venise et a été sélectionné au Toronto International Film Festival.

En 2013, Hugo Becker joue aux côtés de Guy Pearce et Felicity Jones dans le film Drake Doremus, Like Crazy. Il est aussi le personnage principal de deux épisodes de la série BBC One, Silent Witness, dans lequel il incarne Isaac Dreyfus, une superstar du football, impliqué dans une affaire de terrorisme.

On le retrouve à la télévision en 2014 dans Chefs, aux côtés  de Clovis Cornillac, une nouvelle série initiée par France 2 sur l’univers de la cuisine. La série connait un grand succès, et il obtient le prix du Meilleur Espoir Masculin pour sa performance. La même année, il est aussi nominé meilleur espoir au festival Jean Carmet cette fois pour le film de Julien Paolini, L'Autostoppeur.

En 2015, Hugo Becker tient le rôle principal de la série Au Service De La France, diffusée sur Arte, une comédie de 12 épisodes sur les services secrets français dans les années 60. Il intègre à l’automne 2015 un des rôles principaux de la série espagnole Bajo Sospecha, série phare de la chaine Antena 3, où il joue en espagnol un policier infiltré aux côtés de Lluis Homar, Yon Gonzalez et Concha Velasco.

En 2016, Il joue dans Baron Noir, sur Canal Plus, aux côtés de Kad Merad et Niels Arestrup, et dans la saison 2 de la série Chefs.  Côté cinéma, il est le héros du film Le Dernier Voyage De L’Enigmatique Paul W.R réalisé par Romain Quirot.  

Derrière la caméra, Hugo Becker est un jeune scénariste et réalisateur passionné. Il a obtenu plusieurs prix pour ses court-métrages, F.A.N et On Verra Bien Si On Se Noie. Il a également réalisé le clip Homeless de Marina Kaye, ainsi que le spot national des pompiers volontaires.


Coco / Tabataba

Coco / Tabataba

lundi 07 nov. 2016 - 19h00 - Espace Bernard-Marie Koltès - Théâtre du Saulcy

Théâtre de marionnettes ( Adulte )

«  Coco / Tabataba », textes de B.M. Koltès mis en scène par Jean Poirson  de la Cie Coup de Théâtre ( Metz )

Représentations à 19h et 21h.

C'est quoi ces deux textes relégués à l'arrière de Roberto Zucco?

Les férus de l'auteur se souviennent de les avoir lus. Certains même les ont fait travailler dans des ateliers de théâtre, parce qu'on y trouve cet humour un peu triste, ce rapport à l'intime, cette écriture très proche des personnages qui caractérisent Bernard Marie Koltès. Stanislas Nordey va jusqu'à dire qu'avant Tabataba il trouvait Koltès "un peu hermétique, un peu inaccessible". Mais bon, quand ces deux textes ne sont pas ignorés, ils sont regardés avec une certaine condescendance: c'est court... et Coco, c'est carrément une esquisse, c'est pas même achevé.

 

Alors pourquoi s'ingénier à monter précisément ça?

Parce que c'est court, qu'on y trouve cet humour un peu triste, ce rapport à l'intime et cette écriture très proche des personnages. C'est l'essence même de l'univers koltésien.

Les deux pièces sont l'écho l'une de l'autre. Quand Coco s'en prend à Consuelo, c'est la même fougue, la même désespérance que celles de Maïmouna face à son frère. C'est à chaque fois le dialogue de deux solitudes.

 

Mais que viennent faire des marionnettes dans ces textes écrits pour comédiens?

C'est le pari: montrer par deux formes très différentes, voire opposées, comment Coco répond à Tabataba.

L'une, Coco, sera,  en volume, la confrontation d'une marionnette avec son manipulateur; l'autre, Tabataba, travaillera sur l'aplat, le théâtre de papier, l'esquive. Deux manières d'appréhender le même univers. De raconter la même histoire.

TABATABA

Pourquoi tu ne sors pas, la nuit, quand tous les garçons de ton âge sont déjà dans la rue, en chemise avec le pli du pantalon bien repassé et qu'ils tournent autour des filles? Tout Tabataba est dehors, tout Tabataba est bien habillé, les garçons draguent les filles et les filles ont passé le jour à se coiffer, et moi mon frère a de la graisse plein les pattes et il bricole sa machine. Honte sur moi, on va croire que je ne sais pas repasser les chemises.

Un texte bref, lumineux, sensuel et plein d'humour de Bernard Marie Koltès. Peut-être un des textes les plus "évidents" de l'auteur messin. Tabataba raconte l'impossibilité de s'aimer et de se séparer. C'est l'histoire d'une enfance qui dure toujours. C'est un mélange de regret et de satisfaction de ne pas se sentir capable d'affronter le monde adulte.

Les personnages joueront à cache-cache... je te cherche, je te trouve, je t'ai vu, je t'affronte, j'esquive! Le jeu se fera au moyen d'une scénographie entre le théâtre de papier et le pop-up. Maïmouna et Petit Abou seront tour à tour vus de plain-pied, en gros plan... etc. Le rythme de cet échange sera donné par cette alternance qui évitera tout réalisme: les yeux de Maïmouna pouvant se trouver face à Petit Abou en pied.

La moto Harley-Davidson tiendra, comme le suggère Koltès, un grand rôle. Mais le garage, le village et la rumeur, auront également leur place.

COCO

Coco: Le rouge à lèvre est une invention horrible, indécente, obscène. Trouvez-vous cela joli? Croyez-vous que cela plaise aux hommes? Une femme qui ne plait pas aux hommes n'est rien, rien du tout; une femme qui n'est pas aimée d'un homme est une nullité. Pensez-vous vous faire aimer en vous donnant l'air d'un gâteau, d'une fraise écrasée, d'une tache de vin rouge sur la nappe? Croyez-vous que ce soit agréable de voir fumer au bord des cendriers des filtres cerclés de rouge obscène?

C'est le même jeu qui reprend. Mais cette fois entre la servante et l'icône... Coco, une Coco Chanel inventée de toutes pièces. L'humour est plus caustique, plus noir. C'est une danse de mort qui se joue devant le spectateur. Une danse ambiguë. Cruelle. L'enfance est loin derrière, même si l'âge adulte n'est toujours pas là. Coco est vieille. Coco s'étiole. Elle essaye de retenir le temps.

Ici, le tête à tête sera plus brutal: Coco, marionnette de taille humaine affrontera Consuelo, son manipulateur. La main du manipulateur sera ce qui maintient Coco en vie le temps de la pièce.

Cette relation marionnette/manipulateur est la base du travail de Coup de Théâtre Cie mené depuis maintenant dix ans. Il a été entamé avec Molière et Malade!!! puis avec des auteurs contemporains, Matei Visniec pour Les Chevaux à la fenêtre et tout dernièrement Serge Valletti et Encore plus de gens d'ici.


Coco / Tabataba

Coco / Tabataba

mardi 08 nov. 2016 - 18h30 - Espace Bernard-Marie Koltès - Théâtre du Saulcy - salle noire

Théâtre de marionnettes ( Adulte )

«  Coco / Tabataba », textes de B.M. Koltès mis en scène par Jean Poirson  de la Cie Coup de Théâtre ( Metz )

C'est quoi ces deux textes relégués à l'arrière de Roberto Zucco?

Les férus de l'auteur se souviennent de les avoir lus. Certains même les ont fait travailler dans des ateliers de théâtre, parce qu'on y trouve cet humour un peu triste, ce rapport à l'intime, cette écriture très proche des personnages qui caractérisent Bernard Marie Koltès. Stanislas Nordey va jusqu'à dire qu'avant Tabataba il trouvait Koltès "un peu hermétique, un peu inaccessible". Mais bon, quand ces deux textes ne sont pas ignorés, ils sont regardés avec une certaine condescendance: c'est court... et Coco, c'est carrément une esquisse, c'est pas même achevé.

 

Alors pourquoi s'ingénier à monter précisément ça?

Parce que c'est court, qu'on y trouve cet humour un peu triste, ce rapport à l'intime et cette écriture très proche des personnages. C'est l'essence même de l'univers koltésien.

Les deux pièces sont l'écho l'une de l'autre. Quand Coco s'en prend à Consuelo, c'est la même fougue, la même désespérance que celles de Maïmouna face à son frère. C'est à chaque fois le dialogue de deux solitudes.

 

Mais que viennent faire des marionnettes dans ces textes écrits pour comédiens?

C'est le pari: montrer par deux formes très différentes, voire opposées, comment Coco répond à Tabataba.

L'une, Coco, sera,  en volume, la confrontation d'une marionnette avec son manipulateur; l'autre, Tabataba, travaillera sur l'aplat, le théâtre de papier, l'esquive. Deux manières d'appréhender le même univers. De raconter la même histoire.

TABATABA

Pourquoi tu ne sors pas, la nuit, quand tous les garçons de ton âge sont déjà dans la rue, en chemise avec le pli du pantalon bien repassé et qu'ils tournent autour des filles? Tout Tabataba est dehors, tout Tabataba est bien habillé, les garçons draguent les filles et les filles ont passé le jour à se coiffer, et moi mon frère a de la graisse plein les pattes et il bricole sa machine. Honte sur moi, on va croire que je ne sais pas repasser les chemises.

Un texte bref, lumineux, sensuel et plein d'humour de Bernard Marie Koltès. Peut-être un des textes les plus "évidents" de l'auteur messin. Tabataba raconte l'impossibilité de s'aimer et de se séparer. C'est l'histoire d'une enfance qui dure toujours. C'est un mélange de regret et de satisfaction de ne pas se sentir capable d'affronter le monde adulte.

Les personnages joueront à cache-cache... je te cherche, je te trouve, je t'ai vu, je t'affronte, j'esquive! Le jeu se fera au moyen d'une scénographie entre le théâtre de papier et le pop-up. Maïmouna et Petit Abou seront tour à tour vus de plain-pied, en gros plan... etc. Le rythme de cet échange sera donné par cette alternance qui évitera tout réalisme: les yeux de Maïmouna pouvant se trouver face à Petit Abou en pied.

La moto Harley-Davidson tiendra, comme le suggère Koltès, un grand rôle. Mais le garage, le village et la rumeur, auront également leur place.

COCO

Coco: Le rouge à lèvre est une invention horrible, indécente, obscène. Trouvez-vous cela joli? Croyez-vous que cela plaise aux hommes? Une femme qui ne plait pas aux hommes n'est rien, rien du tout; une femme qui n'est pas aimée d'un homme est une nullité. Pensez-vous vous faire aimer en vous donnant l'air d'un gâteau, d'une fraise écrasée, d'une tache de vin rouge sur la nappe? Croyez-vous que ce soit agréable de voir fumer au bord des cendriers des filtres cerclés de rouge obscène?

C'est le même jeu qui reprend. Mais cette fois entre la servante et l'icône... Coco, une Coco Chanel inventée de toutes pièces. L'humour est plus caustique, plus noir. C'est une danse de mort qui se joue devant le spectateur. Une danse ambiguë. Cruelle. L'enfance est loin derrière, même si l'âge adulte n'est toujours pas là. Coco est vieille. Coco s'étiole. Elle essaye de retenir le temps.

Ici, le tête à tête sera plus brutal: Coco, marionnette de taille humaine affrontera Consuelo, son manipulateur. La main du manipulateur sera ce qui maintient Coco en vie le temps de la pièce.

Cette relation marionnette/manipulateur est la base du travail de Coup de Théâtre Cie mené depuis maintenant dix ans. Il a été entamé avec Molière et Malade!!! puis avec des auteurs contemporains, Matei Visniec pour Les Chevaux à la fenêtre et tout dernièrement Serge Valletti et Encore plus de gens d'ici.


La Campagne

La Campagne

mardi 08 nov. 2016 - 20h00 - Espace Bernard-Marie Koltès - Théâtre du Saulcy - Grande salle

Représentation de « La Campagne », pièce de Martin Crimp, mise en scène par Catherine Javaloyès, présentée par la Cie Le Talon Rouge ( Strasbourg )

Martin Crimp est né le 14 février 1956 à Dartford dans le Kent en Angleterre, il poursuit des études à l’université de Cambridge, jusqu’en 1978.

Ses premières pièces sont créées à L’Orange Tree Theatre de Richmond puis, au Royal Court. No one sees the Video (1990), Getting Attention (1991), The Treatment (1993), Attempts on her Life (1997), The Country (2000) et Face to the Wall (2002). Cette dernière pièce courte, traduite Face au mur et mise en scène par Hubert Colas à La Colline en 2008, avec Whole blue sky [Ciel bleu ciel] et Fewer Emergencies [Tout va mieux]. Plus récemment, il a écrit The City (2008) et In the Republic of Happiness (2012).

Martin Crimp est un connaisseur de la littérature française qui a traduit Genêt , Molière et Ionesco et deux pièces de Bernard Marie Koltès : Roberto Zucco (1997) et Combat de nègres et de chiens (1997).

Ses pièces sont traduites et jouées dans de nombreux pays d’Europe, notamment en Allemagne. Philippe Djian est le principal traducteur de ses pièces en français dont l’Arche Editeur a publié la plupart et plus récemment : La Campagne (2002), Into the Little Hill (2006), La Ville (2008), La Pièce et autres morceaux (2012), Dans la République du bonheur (2013), Tendre et cruel (2014)...

La Campagne (2002) est un huis clos où un couple apparemment sans histoires voit son équilibre soudain basculer par l’intrusion d’un troisième personnage.

Corinne et son époux Richard, ont quitté la ville pour la lande anglaise. Une nuit ce dernier ramène une jeune inconnue, trouvée inconsciente au bord de la route. C’est ce qu’il dit ,car peu à peu, le doute s’installe et la pièce prend le tour d’un thriller psychologique à la Harold Pinter.

Comme dans nombre de ses pièces et notamment dans La Ville (2008), dans La Campagne, Martin Crimp construit un monde en apparence banal mais qui cache des abîmes d’étrangeté, de violence et de cruauté.


Feuilleton koltésien : Episode 1

Feuilleton koltésien : Episode 1

lundi 14 nov. 2016 - 19h00 - Espace Bernard-Marie Koltès - Théâtre du Saulcy

Feuilleton / Épisode 1: avec Maud Gallet-Lalande et Frank Lemaire , comédiens et auteurs. 

Lecture en alternance d’un texte en cours d'écriture à la façon d’un feuilleton koltésien : « il passe la porte du bistrot et s’installe… ».

Entrée libre


Feuilleton koltésien : l'Intégrale

Feuilleton koltésien : l'Intégrale

vendredi 18 nov. 2016 - 19h00 - Espace Bernard-Marie Koltès - Théâtre du Saulcy - salle noire

Feuilleton / Intégrale: «  Il passe la porte du bistrot et s'installe... » Restitution du texte écrit par Maud Gallet-Lalande et Frank Lemaire , comédiens et auteurs.

Entrée libre


Coco / Tabataba

Coco / Tabataba

mercredi 09 nov. 2016 - 19h00 - Espace Bernard-Marie Koltès - Théâtre du Saulcy - salle noire

Théâtre de marionnettes ( Adulte )

«  Coco / Tabataba », textes de B.M. Koltès mis en scène par Jean Poirson  de la Cie Coup de Théâtre ( Metz ).

Représentations à 19h et 21h

C'est quoi ces deux textes relégués à l'arrière de Roberto Zucco?

Les férus de l'auteur se souviennent de les avoir lus. Certains même les ont fait travailler dans des ateliers de théâtre, parce qu'on y trouve cet humour un peu triste, ce rapport à l'intime, cette écriture très proche des personnages qui caractérisent Bernard Marie Koltès. Stanislas Nordey va jusqu'à dire qu'avant Tabataba il trouvait Koltès "un peu hermétique, un peu inaccessible". Mais bon, quand ces deux textes ne sont pas ignorés, ils sont regardés avec une certaine condescendance: c'est court... et Coco, c'est carrément une esquisse, c'est pas même achevé.

 

Alors pourquoi s'ingénier à monter précisément ça?

Parce que c'est court, qu'on y trouve cet humour un peu triste, ce rapport à l'intime et cette écriture très proche des personnages. C'est l'essence même de l'univers koltésien.

Les deux pièces sont l'écho l'une de l'autre. Quand Coco s'en prend à Consuelo, c'est la même fougue, la même désespérance que celles de Maïmouna face à son frère. C'est à chaque fois le dialogue de deux solitudes.

 

Mais que viennent faire des marionnettes dans ces textes écrits pour comédiens?

C'est le pari: montrer par deux formes très différentes, voire opposées, comment Coco répond à Tabataba.

L'une, Coco, sera,  en volume, la confrontation d'une marionnette avec son manipulateur; l'autre, Tabataba, travaillera sur l'aplat, le théâtre de papier, l'esquive. Deux manières d'appréhender le même univers. De raconter la même histoire.

TABATABA

Pourquoi tu ne sors pas, la nuit, quand tous les garçons de ton âge sont déjà dans la rue, en chemise avec le pli du pantalon bien repassé et qu'ils tournent autour des filles? Tout Tabataba est dehors, tout Tabataba est bien habillé, les garçons draguent les filles et les filles ont passé le jour à se coiffer, et moi mon frère a de la graisse plein les pattes et il bricole sa machine. Honte sur moi, on va croire que je ne sais pas repasser les chemises.

Un texte bref, lumineux, sensuel et plein d'humour de Bernard Marie Koltès. Peut-être un des textes les plus "évidents" de l'auteur messin. Tabataba raconte l'impossibilité de s'aimer et de se séparer. C'est l'histoire d'une enfance qui dure toujours. C'est un mélange de regret et de satisfaction de ne pas se sentir capable d'affronter le monde adulte.

Les personnages joueront à cache-cache... je te cherche, je te trouve, je t'ai vu, je t'affronte, j'esquive! Le jeu se fera au moyen d'une scénographie entre le théâtre de papier et le pop-up. Maïmouna et Petit Abou seront tour à tour vus de plain-pied, en gros plan... etc. Le rythme de cet échange sera donné par cette alternance qui évitera tout réalisme: les yeux de Maïmouna pouvant se trouver face à Petit Abou en pied.

La moto Harley-Davidson tiendra, comme le suggère Koltès, un grand rôle. Mais le garage, le village et la rumeur, auront également leur place.

COCO

Coco: Le rouge à lèvre est une invention horrible, indécente, obscène. Trouvez-vous cela joli? Croyez-vous que cela plaise aux hommes? Une femme qui ne plait pas aux hommes n'est rien, rien du tout; une femme qui n'est pas aimée d'un homme est une nullité. Pensez-vous vous faire aimer en vous donnant l'air d'un gâteau, d'une fraise écrasée, d'une tache de vin rouge sur la nappe? Croyez-vous que ce soit agréable de voir fumer au bord des cendriers des filtres cerclés de rouge obscène?

C'est le même jeu qui reprend. Mais cette fois entre la servante et l'icône... Coco, une Coco Chanel inventée de toutes pièces. L'humour est plus caustique, plus noir. C'est une danse de mort qui se joue devant le spectateur. Une danse ambiguë. Cruelle. L'enfance est loin derrière, même si l'âge adulte n'est toujours pas là. Coco est vieille. Coco s'étiole. Elle essaye de retenir le temps.

Ici, le tête à tête sera plus brutal: Coco, marionnette de taille humaine affrontera Consuelo, son manipulateur. La main du manipulateur sera ce qui maintient Coco en vie le temps de la pièce.

Cette relation marionnette/manipulateur est la base du travail de Coup de Théâtre Cie mené depuis maintenant dix ans. Il a été entamé avec Molière et Malade!!! puis avec des auteurs contemporains, Matei Visniec pour Les Chevaux à la fenêtre et tout dernièrement Serge Valletti et Encore plus de gens d'ici.


Feuilleton koltésien : Episode 4

Feuilleton koltésien : Episode 4

jeudi 17 nov. 2016 - 19h00 - Espace BMK - Théâtre du Saulcy

Feuilleton / Épisode 4: avec Maud Gallet-Lalande et Frank Lemaire, comédiens et auteurs .Lecture en alternance     d’un texte en cours d'écriture à la façon d’un feuilleton     koltésien : « Il passe la porte du bistrot et s’installe… »

Entrée libre


Souvenez-vous de moi, l’enfant de demain, carnets d’un enfant de la guerre

Souvenez-vous de moi, l’enfant de demain, carnets d’un enfant de la guerre

jeudi 17 nov. 2016 - 20h00 - Hors les murs / Maison Pour Tous, salle de L'Atrium à Woippy

« Souvenez-vous de moi, l’enfant de demain, carnets d’un enfant de la guerre », de Serge Amisi (Ed. Vents d’ailleurs) par la Cie La Mandarine Blanche et les participants des ateliers de pratique artistique.

Mise en scène : Daniel Proia

Entrée libre

Pour cette nouvelle édition de la Biennale B. M. Koltès, la Compagnie La Mandarine Blanche, a décidé de travailler sur le thème des enfants soldats, en traversant le texte  magnifique et terrible, de l'écrivain et artiste congolais, Serge Amisi. Celui­ ci, enlevé à  l'âge de 10 ans par les soldats de Kabila, sera acteur et témoin d'une des plus grandes guerres qu'ait connue l'humanité depuis 1945, celle du Congo. Un récit littéralement hanté par des images de la mort...

C'est un groupe d'environ vingt cinq personnes qui va faire ce voyage dans cet univers  saisissant. Un groupe constitué : de jeunes adolescents de la Maison de la Culture Saint Marcel de Metz, de la Maison Pour Tous de Woippy, qui nous rappellent qu'au milieu de la guerre, Serge reste un enfant, d'adolescents congolais, angolais, albanais, turque et français de l'Association Carrefour  de Metz, ­ de congolais de l'Association Bouche à Oreille de Metz­Borny, ­ de jeunes du Conservatoire de théâtre de Metz­Métropole et de jeunes du Théâtre Universitaire, de musiciens de l'Ecole de Musique de Woippy et d'enseignants de Tai chi chuan de Woippy,  d'amateurs de théâtre de l'Espace Molière de Talange.

Autour de ce récit de Serge Amisi, nous chercherons la connivence dans la pluralité, dans le goût de l'autre, loin du repli sur soi et de l'appauvrissement des quêtes identitaires.

Une communauté  multiculturelle et éphémère, se rassemble autour d'un texte, pour dire l'indicible.


Feuilleton koltésien : Episode 2

Feuilleton koltésien : Episode 2

mardi 15 nov. 2016 - 19h00 - Espace Bernard-Marie Koltès - Théâtre du Saulcy

Feuilleton / Épisode 2: avec Maud Gallet-Lalande et Frank Lemaire, comédiens et auteurs.

Lecture en alternance d’un texte en cours d'écriture à la façon d’un feuilleton koltésien : « Il passe la porte du bistrot et s’installe… ».

Entrée libre


Combat de nègres et de chiens

Combat de nègres et de chiens

vendredi 18 nov. 2016 - 20h00 - Espace Bernard-Marie Koltès - Théâtre du Saulcy - Grande salle

Représentation de « Combat de nègres et de chiens » de Bernard-Marie Koltès mise en scène par Laurent Vacher production de la Compagnie du Bredin.

Quelque part en Afrique de l'Ouest, à côté du chantier d'un pont inachevé,  les cadres blancs de l'entreprise vivent dans « une cité entourée de palissades et de miradors ». Quatre personnages, piégés dans cet enclos, « terre d'angoisse et de solitude », épiés par des gardiens armés, invisibles et menaçants, se cherchent, se fuient et se confrontent brutalement pendant toute une nuit de violence, d'amour, de haine et de peur de l'autre. Alboury, un Noir,  « mystérieusement introduit dans la cité », est venu réclamer la dépouille de son frère prétendument mort dans un accident de travail, en fait tué par un ingénieur blanc, Cal. Mais Cal, la trentaine, alcoolique,  a jeté le corps et ne peut donc le restituer. Horn, soixante ans, chef de chantier, a fait venir de France Léone, en lui promettant le mariage mais il se trouve devant un choix impossible : protéger sa relation naissante avec elle ou faire respecter la justice. Léone a suivi Horn, parce qu'elle voyait  là l'occasion de changer de vie, de laisser ce qu'elle a raté derrière elle.

Selon Laurent Vacher : « Chacun des personnages développe une obstination inébranlable, catégorique, qui conduit à l'affrontement, à une impasse et à leur propre perte ». Avec des mots parfois énigmatiques, qui claquent, résonnent, détonent, ils traduisent, chacun dans son propre langage, les égoïsmes et les lâchetés propres à l'être humain. Le drame est en marche qui « (me) fait penser à un western de S. LEONE. Ça ne peut que mal finir ». La pièce évoque , avec une puissance visionnaire  le chaos du monde actuel, le chaos de notre humanité ; « elle est un miroir de notre début de siècle, violent, confus  et en manque de repères ».

Critiques :

Véronique HOTTE : « Un moment de théâtre authentique, mené comme un thriller, vif et tendu, troublant et mystérieux », « Des comédiens d'envergure ...admirablement dirigés »

Agnès SANTI : « Laurent Vacher a su concentrer et ciseler le drame , sans hystérie, sans surplomb, mais au cœur des rapports humains lestés d'obsessions et de désillusions »

LA TERRASSE : « Trente ans après P. Chéreau Laurent VACHER, met en scène cette pièce au plus près de la langue en évitant toute lecture facile et réductrice pour, au contraire,  souligner les failles, les contradictions et l'humanité fragile de chacun des personnages du quatuor. Il n'impose pas de lecture du texte idéologique, sentimentale ou autre, il expose et explore les rapports humains désastreux, les obstinations, les surgissements d'amour ou de haine et la profonde solitude de ces êtres piégés»

Avec :

Quentin BAILLOT

Daniel MARTIN

Stéphanie SCHWARTZBROD

Dorcy RUGAMBA

Assistanat à la mise en scène : Adèle Chanoilleau

Régie générale : Cédric Marie

Scénographie : Jean-Baptiste Bellon

Création sonore : Michael Schaller

Création lumières : Victor Egea

Costumes : Marie Odin

Maquillage : Catherine Saint Sever

Production : Cie du Bredin – Co-production : TIL-Théâtre ICI et LA, Mancieulles – Château Rouge, Annemasse.


Souvenez-vous de moi, l’enfant de demain, carnets d’un enfant de la guerre

Souvenez-vous de moi, l’enfant de demain, carnets d’un enfant de la guerre

vendredi 18 nov. 2016 - 20h00 - Hors les murs, Salle Jacques Brel à Talange

« Souvenez-vous de moi, l’enfant de demain, carnets d’un enfant de la guerre », de Serge Amisi (Ed. Vents d’ailleurs) par la Cie La Mandarine Blanche et les participants des ateliers de pratique artistique.

Mise en scène : Daniel Proia

Entrée libre

Pour cette nouvelle édition de la Biennale B. M. Koltès, la Compagnie La Mandarine Blanche, a décidé de travailler sur le thème des enfants soldats, en traversant le texte  magnifique et terrible, de l'écrivain et artiste congolais, Serge Amisi. Celui­ ci, enlevé à  l'âge de 10 ans par les soldats de Kabila, sera acteur et témoin d'une des plus grandes guerres qu'ait connue l'humanité depuis 1945, celle du Congo. Un récit littéralement hanté par des images de la mort...

C'est un groupe d'environ vingt cinq personnes qui va faire ce voyage dans cet univers  saisissant. Un groupe constitué : de jeunes adolescents de la Maison de la Culture Saint Marcel de Metz, de la Maison Pour Tous de Woippy, qui nous rappellent qu'au milieu de la guerre, Serge reste un enfant, d'adolescents congolais, angolais, albanais, turque et français de l'Association Carrefour  de Metz, ­ de congolais de l'Association Bouche à Oreille de Metz­Borny, ­ de jeunes du Conservatoire de théâtre de Metz­Métropole et de jeunes du Théâtre Universitaire, de musiciens de l'Ecole de Musique de Woippy et d'enseignants de Tai chi chuan de Woippy,  d'amateurs de théâtre de l'Espace Molière de Talange.

Autour de ce récit de Serge Amisi, nous chercherons la connivence dans la pluralité, dans le goût de l'autre, loin du repli sur soi et de l'appauvrissement des quêtes identitaires.

Une communauté  multiculturelle et éphémère, se rassemble autour d'un texte, pour dire l'indicible.


Spectacle de clôture

Spectacle de clôture

samedi 19 nov. 2016 - 16h30 - Espace Bernard-Marie Koltès - Théâtre du Saulcy - Grande salle


Représentation en présence de l'auteur Serge Amisi et dialogue avec les spectateurs à la fin du spectacle.

Spectacle « Souvenez-vous de moi, l’enfant de demain, carnets d’un enfant de la guerre », de Serge Amisi (Ed. Vents d’ailleurs) par la Cie La Mandarine Blanche et les participants des ateliers de pratique artistique.

Mise en scène : Daniel Proia

Entrée libre

 

Pour cette nouvelle édition de la Biennale B. M. Koltès, la Compagnie La Mandarine Blanche, a décidé de travailler sur le thème des enfants soldats, en traversant le texte  magnifique et terrible, de l'écrivain et artiste congolais, Serge Amisi. Celui­ ci, enlevé à  l'âge de 10 ans par les soldats de Kabila, sera acteur et témoin d'une des plus grandes guerres qu'ait connue l'humanité depuis 1945, celle du Congo. Un récit littéralement hanté par des images de la mort...

C'est un groupe d'environ vingt cinq personnes qui va faire ce voyage dans cet univers  saisissant. Un groupe constitué : de jeunes adolescents de la Maison de la Culture Saint Marcel de Metz, de la Maison Pour Tous de Woippy, qui nous rappellent qu'au milieu de la guerre, Serge reste un enfant, d'adolescents congolais, angolais, albanais, turque et français de l'Association Carrefour  de Metz, ­ de congolais de l'Association Bouche à Oreille de Metz­Borny, ­ de jeunes du Conservatoire de théâtre de Metz­Métropole et de jeunes du Théâtre Universitaire, de musiciens de l'Ecole de Musique de Woippy et d'enseignants de Tai chi chuan de Woippy,  d'amateurs de théâtre de l'Espace Molière de Talange.

Autour de ce récit de Serge Amisi, nous chercherons la connivence dans la pluralité, dans le goût de l'autre, loin du repli sur soi et de l'appauvrissement des quêtes identitaires.

Une communauté  multiculturelle et éphémère, se rassemble autour d'un texte, pour dire l'indicible.


Spectacle "Comme si le temps pressait..."

Spectacle

vendredi 04 nov. 2016 - 18h30 - Espace Bernard-Marie Koltès - Théâtre du Saulcy

Représentation de « Comme si le temps pressait »,  adaptation pour la scène de la correspondance de Bernard-Marie Koltès (Lettres, éditions de Minuit) par la Cie Astrov. Mise en espace et interprétation : Jean de Pange. Collaboration artistique : Pauline Collet et Claire Cahen.

A partir de Lettres* de Bernard Marie Koltès.  
Adaptation, mise en espace et interprétation : Jean de Pange
Collaboration artistique : Claire Cahen et Pauline Collet  
Lumière et vidéo : Jeanne Dreyer
(éditions de Minuit)


La correspondance de Bernard-Marie Koltès s’apparente à une biographie involontaire d’une force littéraire incontestable et d’une grande singularité.
Par delà le caractère épistolaire, Comme si le temps pressait compose un monologue en mouvement et à travers les âges de l'auteur. Un récit de vie de BM Koltès tout à la fois artificiel et complètement autobiographique.


Soliloque nocturne urbain

Soliloque nocturne urbain

lundi 14 nov. 2016 - 20h00 - Espace Bernard-Marie Koltès - Théâtre du Saulcy

Soliloque nocturne urbain : «  La nuit juste avant les forêts »,  texte de B.-M. Koltès, mise en scène Aurélie Droesch, avec  Quentin Barbosa, élève du Théâtre National de Strasbourg.

Entrée libre

« Un homme tente de retenir par tous les mots qu'il peut trouver un inconnu qu'il a aborde au coin d'une rue, un soir ou il est seul. Il lui parle de son univers. Une banlieue ou il pleut, ou l'on est etranger, ou l'on ne travaille plus ; un monde nocturne qu'il traverse, pour fuir, sans se retourner ; il lui parle de tout et de l'amour comme on ne peut jamais en parler, sauf a un inconnu comme celui-la, un enfant peut-etre, silencieux, immobile. »

Bernard-Marie Koltès

La Nuit juste avant les forêts fêtera ses quarante ans lanne?e prochaine. C’e?tait lune des premie?res oeuvres dun jeune homme de 29 ans.

Soliloque Nocturne Urbain, cest six semaines de nuits dans la rue, à chercher des endroits dans quatre grandes villes de France, des en droits « où se caler », où travailler, où donner corps - chair - voix aux mots de Bernard-Marie Koltès. Aux mots de lhomme intarissable qui nachêve pas son discours : Nanard, comme nous lavons surnommé.
Prendre le temps de déa
mbuler, de chercher, de questionner, de mâcher, de perdre du temps aussi.

Rien de plus que lespace choisi, un espace scénographique, la lumière des lampadaires alentours et le son dune enceinte qui crachote.
Soliloque Nocturne Urbain est une tentative de faire résonner des mots dans un espace urbain, quotidien, presque invisible.

Faire exister ces endroits invisibles la journée, sublimes la nuit.
Laisser la place à cet homme (depuis quand est-il là?) de nous par ler sans être interrompu, de vivre peut-être cette
dernière nuit, la nuit quil ne faut pas laisser passer.
Nous sommes les témoins, les catalyseurs, les prismes sur lesquels tout converge.
Il parle de lui, à lui, vers nous.


Coco / Tabataba

Coco / Tabataba

lundi 07 nov. 2016 - 21h00 - Espace Bernard-Marie Koltès - Théâtre du Saulcy - salle noire

Théâtre de marionnettes ( Adulte )

«  Coco / Tabataba », textes de B.M. Koltès mis en scène par Jean Poirson  de la Cie Coup de Théâtre ( Metz ).

Représentations à 19h et 21h

C'est quoi ces deux textes relégués à l'arrière de Roberto Zucco?

Les férus de l'auteur se souviennent de les avoir lus. Certains même les ont fait travailler dans des ateliers de théâtre, parce qu'on y trouve cet humour un peu triste, ce rapport à l'intime, cette écriture très proche des personnages qui caractérisent Bernard Marie Koltès. Stanislas Nordey va jusqu'à dire qu'avant Tabataba il trouvait Koltès "un peu hermétique, un peu inaccessible". Mais bon, quand ces deux textes ne sont pas ignorés, ils sont regardés avec une certaine condescendance: c'est court... et Coco, c'est carrément une esquisse, c'est pas même achevé.

 

Alors pourquoi s'ingénier à monter précisément ça?

Parce que c'est court, qu'on y trouve cet humour un peu triste, ce rapport à l'intime et cette écriture très proche des personnages. C'est l'essence même de l'univers koltésien.

Les deux pièces sont l'écho l'une de l'autre. Quand Coco s'en prend à Consuelo, c'est la même fougue, la même désespérance que celles de Maïmouna face à son frère. C'est à chaque fois le dialogue de deux solitudes.

 

Mais que viennent faire des marionnettes dans ces textes écrits pour comédiens?

C'est le pari: montrer par deux formes très différentes, voire opposées, comment Coco répond à Tabataba.

L'une, Coco, sera,  en volume, la confrontation d'une marionnette avec son manipulateur; l'autre, Tabataba, travaillera sur l'aplat, le théâtre de papier, l'esquive. Deux manières d'appréhender le même univers. De raconter la même histoire.

TABATABA

Pourquoi tu ne sors pas, la nuit, quand tous les garçons de ton âge sont déjà dans la rue, en chemise avec le pli du pantalon bien repassé et qu'ils tournent autour des filles? Tout Tabataba est dehors, tout Tabataba est bien habillé, les garçons draguent les filles et les filles ont passé le jour à se coiffer, et moi mon frère a de la graisse plein les pattes et il bricole sa machine. Honte sur moi, on va croire que je ne sais pas repasser les chemises.

Un texte bref, lumineux, sensuel et plein d'humour de Bernard Marie Koltès. Peut-être un des textes les plus "évidents" de l'auteur messin. Tabataba raconte l'impossibilité de s'aimer et de se séparer. C'est l'histoire d'une enfance qui dure toujours. C'est un mélange de regret et de satisfaction de ne pas se sentir capable d'affronter le monde adulte.

Les personnages joueront à cache-cache... je te cherche, je te trouve, je t'ai vu, je t'affronte, j'esquive! Le jeu se fera au moyen d'une scénographie entre le théâtre de papier et le pop-up. Maïmouna et Petit Abou seront tour à tour vus de plain-pied, en gros plan... etc. Le rythme de cet échange sera donné par cette alternance qui évitera tout réalisme: les yeux de Maïmouna pouvant se trouver face à Petit Abou en pied.

La moto Harley-Davidson tiendra, comme le suggère Koltès, un grand rôle. Mais le garage, le village et la rumeur, auront également leur place.

COCO

Coco: Le rouge à lèvre est une invention horrible, indécente, obscène. Trouvez-vous cela joli? Croyez-vous que cela plaise aux hommes? Une femme qui ne plait pas aux hommes n'est rien, rien du tout; une femme qui n'est pas aimée d'un homme est une nullité. Pensez-vous vous faire aimer en vous donnant l'air d'un gâteau, d'une fraise écrasée, d'une tache de vin rouge sur la nappe? Croyez-vous que ce soit agréable de voir fumer au bord des cendriers des filtres cerclés de rouge obscène?

C'est le même jeu qui reprend. Mais cette fois entre la servante et l'icône... Coco, une Coco Chanel inventée de toutes pièces. L'humour est plus caustique, plus noir. C'est une danse de mort qui se joue devant le spectateur. Une danse ambiguë. Cruelle. L'enfance est loin derrière, même si l'âge adulte n'est toujours pas là. Coco est vieille. Coco s'étiole. Elle essaye de retenir le temps.

Ici, le tête à tête sera plus brutal: Coco, marionnette de taille humaine affrontera Consuelo, son manipulateur. La main du manipulateur sera ce qui maintient Coco en vie le temps de la pièce.

Cette relation marionnette/manipulateur est la base du travail de Coup de Théâtre Cie mené depuis maintenant dix ans. Il a été entamé avec Molière et Malade!!! puis avec des auteurs contemporains, Matei Visniec pour Les Chevaux à la fenêtre et tout dernièrement Serge Valletti et Encore plus de gens d'ici.


Coco / Tabataba

Coco / Tabataba

mercredi 09 nov. 2016 - 21h00 - Espace Bernard-Marie Koltès - Théâtre du Saulcy - salle noire

Théâtre de marionnettes ( Adulte )

«  Coco / Tabataba », textes de B.M. Koltès mis en scène par Jean Poirson  de la Cie Coup de Théâtre ( Metz ).

Représentations à 19h et 21h

C'est quoi ces deux textes relégués à l'arrière de Roberto Zucco?

Les férus de l'auteur se souviennent de les avoir lus. Certains même les ont fait travailler dans des ateliers de théâtre, parce qu'on y trouve cet humour un peu triste, ce rapport à l'intime, cette écriture très proche des personnages qui caractérisent Bernard Marie Koltès. Stanislas Nordey va jusqu'à dire qu'avant Tabataba il trouvait Koltès "un peu hermétique, un peu inaccessible". Mais bon, quand ces deux textes ne sont pas ignorés, ils sont regardés avec une certaine condescendance: c'est court... et Coco, c'est carrément une esquisse, c'est pas même achevé.

 

Alors pourquoi s'ingénier à monter précisément ça?

Parce que c'est court, qu'on y trouve cet humour un peu triste, ce rapport à l'intime et cette écriture très proche des personnages. C'est l'essence même de l'univers koltésien.

Les deux pièces sont l'écho l'une de l'autre. Quand Coco s'en prend à Consuelo, c'est la même fougue, la même désespérance que celles de Maïmouna face à son frère. C'est à chaque fois le dialogue de deux solitudes.

 

Mais que viennent faire des marionnettes dans ces textes écrits pour comédiens?

C'est le pari: montrer par deux formes très différentes, voire opposées, comment Coco répond à Tabataba.

L'une, Coco, sera,  en volume, la confrontation d'une marionnette avec son manipulateur; l'autre, Tabataba, travaillera sur l'aplat, le théâtre de papier, l'esquive. Deux manières d'appréhender le même univers. De raconter la même histoire.

TABATABA

Pourquoi tu ne sors pas, la nuit, quand tous les garçons de ton âge sont déjà dans la rue, en chemise avec le pli du pantalon bien repassé et qu'ils tournent autour des filles? Tout Tabataba est dehors, tout Tabataba est bien habillé, les garçons draguent les filles et les filles ont passé le jour à se coiffer, et moi mon frère a de la graisse plein les pattes et il bricole sa machine. Honte sur moi, on va croire que je ne sais pas repasser les chemises.

Un texte bref, lumineux, sensuel et plein d'humour de Bernard Marie Koltès. Peut-être un des textes les plus "évidents" de l'auteur messin. Tabataba raconte l'impossibilité de s'aimer et de se séparer. C'est l'histoire d'une enfance qui dure toujours. C'est un mélange de regret et de satisfaction de ne pas se sentir capable d'affronter le monde adulte.

Les personnages joueront à cache-cache... je te cherche, je te trouve, je t'ai vu, je t'affronte, j'esquive! Le jeu se fera au moyen d'une scénographie entre le théâtre de papier et le pop-up. Maïmouna et Petit Abou seront tour à tour vus de plain-pied, en gros plan... etc. Le rythme de cet échange sera donné par cette alternance qui évitera tout réalisme: les yeux de Maïmouna pouvant se trouver face à Petit Abou en pied.

La moto Harley-Davidson tiendra, comme le suggère Koltès, un grand rôle. Mais le garage, le village et la rumeur, auront également leur place.

COCO

Coco: Le rouge à lèvre est une invention horrible, indécente, obscène. Trouvez-vous cela joli? Croyez-vous que cela plaise aux hommes? Une femme qui ne plait pas aux hommes n'est rien, rien du tout; une femme qui n'est pas aimée d'un homme est une nullité. Pensez-vous vous faire aimer en vous donnant l'air d'un gâteau, d'une fraise écrasée, d'une tache de vin rouge sur la nappe? Croyez-vous que ce soit agréable de voir fumer au bord des cendriers des filtres cerclés de rouge obscène?

C'est le même jeu qui reprend. Mais cette fois entre la servante et l'icône... Coco, une Coco Chanel inventée de toutes pièces. L'humour est plus caustique, plus noir. C'est une danse de mort qui se joue devant le spectateur. Une danse ambiguë. Cruelle. L'enfance est loin derrière, même si l'âge adulte n'est toujours pas là. Coco est vieille. Coco s'étiole. Elle essaye de retenir le temps.

Ici, le tête à tête sera plus brutal: Coco, marionnette de taille humaine affrontera Consuelo, son manipulateur. La main du manipulateur sera ce qui maintient Coco en vie le temps de la pièce.

Cette relation marionnette/manipulateur est la base du travail de Coup de Théâtre Cie mené depuis maintenant dix ans. Il a été entamé avec Molière et Malade!!! puis avec des auteurs contemporains, Matei Visniec pour Les Chevaux à la fenêtre et tout dernièrement Serge Valletti et Encore plus de gens d'ici.


Feuilleton koltésien : Episode 3

Feuilleton koltésien : Episode 3

mercredi 16 nov. 2016 - 19h00 - Espace BMK - Théâtre du Saulcy

Feuilleton / Épisode 3: avec Maud Gallet-Lalande et Frank Lemaire, comédiens et auteurs.  Lecture en alternance d’un texte cours d'écriture à la façon d’un feuilleton koltésien : « Il passe la porte du bistrot et s’installe… ».

Entrée libre


Coco / Tabataba

Coco / Tabataba

mardi 15 nov. 2016 - 20h00 - Espace Bernard-Marie Koltès - Théâtre du Saulcy - salle noire

Théâtre de marionnettes ( Adulte )

«  Coco / Tabataba », textes de B.M. Koltès mis en scène par Jean Poirson  de la Cie Coup de Théâtre ( Metz ).

C'est quoi ces deux textes relégués à l'arrière de Roberto Zucco?

Les férus de l'auteur se souviennent de les avoir lus. Certains même les ont fait travailler dans des ateliers de théâtre, parce qu'on y trouve cet humour un peu triste, ce rapport à l'intime, cette écriture très proche des personnages qui caractérisent Bernard Marie Koltès. Stanislas Nordey va jusqu'à dire qu'avant Tabataba il trouvait Koltès "un peu hermétique, un peu inaccessible". Mais bon, quand ces deux textes ne sont pas ignorés, ils sont regardés avec une certaine condescendance: c'est court... et Coco, c'est carrément une esquisse, c'est pas même achevé.

 

Alors pourquoi s'ingénier à monter précisément ça?

Parce que c'est court, qu'on y trouve cet humour un peu triste, ce rapport à l'intime et cette écriture très proche des personnages. C'est l'essence même de l'univers koltésien.

Les deux pièces sont l'écho l'une de l'autre. Quand Coco s'en prend à Consuelo, c'est la même fougue, la même désespérance que celles de Maïmouna face à son frère. C'est à chaque fois le dialogue de deux solitudes.

 

Mais que viennent faire des marionnettes dans ces textes écrits pour comédiens?

C'est le pari: montrer par deux formes très différentes, voire opposées, comment Coco répond à Tabataba.

L'une, Coco, sera,  en volume, la confrontation d'une marionnette avec son manipulateur; l'autre, Tabataba, travaillera sur l'aplat, le théâtre de papier, l'esquive. Deux manières d'appréhender le même univers. De raconter la même histoire.

TABATABA

Pourquoi tu ne sors pas, la nuit, quand tous les garçons de ton âge sont déjà dans la rue, en chemise avec le pli du pantalon bien repassé et qu'ils tournent autour des filles? Tout Tabataba est dehors, tout Tabataba est bien habillé, les garçons draguent les filles et les filles ont passé le jour à se coiffer, et moi mon frère a de la graisse plein les pattes et il bricole sa machine. Honte sur moi, on va croire que je ne sais pas repasser les chemises.

Un texte bref, lumineux, sensuel et plein d'humour de Bernard Marie Koltès. Peut-être un des textes les plus "évidents" de l'auteur messin. Tabataba raconte l'impossibilité de s'aimer et de se séparer. C'est l'histoire d'une enfance qui dure toujours. C'est un mélange de regret et de satisfaction de ne pas se sentir capable d'affronter le monde adulte.

Les personnages joueront à cache-cache... je te cherche, je te trouve, je t'ai vu, je t'affronte, j'esquive! Le jeu se fera au moyen d'une scénographie entre le théâtre de papier et le pop-up. Maïmouna et Petit Abou seront tour à tour vus de plain-pied, en gros plan... etc. Le rythme de cet échange sera donné par cette alternance qui évitera tout réalisme: les yeux de Maïmouna pouvant se trouver face à Petit Abou en pied.

La moto Harley-Davidson tiendra, comme le suggère Koltès, un grand rôle. Mais le garage, le village et la rumeur, auront également leur place.

COCO

Coco: Le rouge à lèvre est une invention horrible, indécente, obscène. Trouvez-vous cela joli? Croyez-vous que cela plaise aux hommes? Une femme qui ne plait pas aux hommes n'est rien, rien du tout; une femme qui n'est pas aimée d'un homme est une nullité. Pensez-vous vous faire aimer en vous donnant l'air d'un gâteau, d'une fraise écrasée, d'une tache de vin rouge sur la nappe? Croyez-vous que ce soit agréable de voir fumer au bord des cendriers des filtres cerclés de rouge obscène?

C'est le même jeu qui reprend. Mais cette fois entre la servante et l'icône... Coco, une Coco Chanel inventée de toutes pièces. L'humour est plus caustique, plus noir. C'est une danse de mort qui se joue devant le spectateur. Une danse ambiguë. Cruelle. L'enfance est loin derrière, même si l'âge adulte n'est toujours pas là. Coco est vieille. Coco s'étiole. Elle essaye de retenir le temps.

Ici, le tête à tête sera plus brutal: Coco, marionnette de taille humaine affrontera Consuelo, son manipulateur. La main du manipulateur sera ce qui maintient Coco en vie le temps de la pièce.

Cette relation marionnette/manipulateur est la base du travail de Coup de Théâtre Cie mené depuis maintenant dix ans. Il a été entamé avec Molière et Malade!!! puis avec des auteurs contemporains, Matei Visniec pour Les Chevaux à la fenêtre et tout dernièrement Serge Valletti et Encore plus de gens d'ici.


Combat de nègres et de chiens

Combat de nègres et de chiens

jeudi 17 nov. 2016 - 20h00 - Espace Bernard-Marie Koltès - Théâtre du Saulcy - Grande salle

Représentation de « Combat de nègres et de chiens » de Bernard-Marie Koltès mise en scène par Laurent Vacher production de la Compagnie du Bredin.

Quelque part en Afrique de l'Ouest, à côté du chantier d'un pont inachevé,  les cadres blancs de l'entreprise vivent dans « une cité entourée de palissades et de miradors ». Quatre personnages, piégés dans cet enclos, « terre d'angoisse et de solitude », épiés par des gardiens armés, invisibles et menaçants, se cherchent, se fuient et se confrontent brutalement pendant toute une nuit de violence, d'amour, de haine et de peur de l'autre. Alboury, un Noir,  « mystérieusement introduit dans la cité », est venu réclamer la dépouille de son frère prétendument mort dans un accident de travail, en fait tué par un ingénieur blanc, Cal. Mais Cal, la trentaine, alcoolique,  a jeté le corps et ne peut donc le restituer. Horn, soixante ans, chef de chantier, a fait venir de France Léone, en lui promettant le mariage mais il se trouve devant un choix impossible : protéger sa relation naissante avec elle ou faire respecter la justice. Léone a suivi Horn, parce qu'elle voyait  là l'occasion de changer de vie, de laisser ce qu'elle a raté derrière elle.

Selon Laurent Vacher : « Chacun des personnages développe une obstination inébranlable, catégorique, qui conduit à l'affrontement, à une impasse et à leur propre perte ». Avec des mots parfois énigmatiques, qui claquent, résonnent, détonent, ils traduisent, chacun dans son propre langage, les égoïsmes et les lâchetés propres à l'être humain. Le drame est en marche qui « (me) fait penser à un western de S. LEONE. Ça ne peut que mal finir ». La pièce évoque , avec une puissance visionnaire  le chaos du monde actuel, le chaos de notre humanité ; « elle est un miroir de notre début de siècle, violent, confus  et en manque de repères ».

Critiques :

Véronique HOTTE : « Un moment de théâtre authentique, mené comme un thriller, vif et tendu, troublant et mystérieux », « Des comédiens d'envergure ...admirablement dirigés »

Agnès SANTI : « Laurent Vacher a su concentrer et ciseler le drame , sans hystérie, sans surplomb, mais au cœur des rapports humains lestés d'obsessions et de désillusions »

LA TERRASSE : « Trente ans après P. Chéreau Laurent VACHER, met en scène cette pièce au plus près de la langue en évitant toute lecture facile et réductrice pour, au contraire,  souligner les failles, les contradictions et l'humanité fragile de chacun des personnages du quatuor. Il n'impose pas de lecture du texte idéologique, sentimentale ou autre, il expose et explore les rapports humains désastreux, les obstinations, les surgissements d'amour ou de haine et la profonde solitude de ces êtres piégés»

Avec :

Quentin BAILLOT

Daniel MARTIN

Stéphanie SCHWARTZBROD

Dorcy RUGAMBA

Assistanat à la mise en scène : Adèle Chanoilleau

Régie générale : Cédric Marie

Scénographie : Jean-Baptiste Bellon

Création sonore : Michael Schaller

Création lumières : Victor Egea

Costumes : Marie Odin

Maquillage : Catherine Saint Sever

Production : Cie du Bredin – Co-production : TIL-Théâtre ICI et LA, Mancieulles – Château Rouge, Annemasse.